Pour Toi

samedi 17 juillet 2010, par Madani


Pour Toi, je brûle de deux feux : du feu de la passion et du

feu d’un amour désintéressé et pur, car Tu en es Digne.

Quant au feu de la passion, il me pousse à T’avoir

constamment présent à ma mémoire.

Mais au-delà de mon amour désintéressé et pur , [1]

Je ne cherche, en vérité, qu’à découvrir le voile [2] afin que je Te voie .

Je n’ai aucun mérite, quant à ceci, quant à cela ; mais c’est à

Toi (uniquement) que doivent s’adresser toutes les

louanges.

Traduction : sidi Salih KHLIFA.

Révision : A. MADANI.


[1Dans le but de donner une idée de son ardente vie soufique, de la ferveur de sa pitié, de la pureté de son amour, nous nous contenterons de citer cette anecdote qu’on raconte à son sujet : « … plusieurs personnages dévots étant venus trouver Rabi‘a ; celle-ci demanda à l’un d’entre eux : « Et toi pourquoi sers-tu le Seigneur Très-Haut ? Par crainte de l’enfer ?

  • Pour moi, dit un autre, je Le sers par crainte de l’enfer et dans l’espoir d’arriver au paradis.
  • « Mauvais serviteur, observa Rabi‘a, celui qui ne rend ses hommages au Seigneur Très-Haut que dans l’espérance d’aller au paradis ou par crante de l’enfer ; et elle ajoutait : « s’il n’y avait ni paradis, ni enfer, vous ne serviriez donc pas le Seigneur Très-Haut ? » mais, lui demandèrent –ils, pourquoi Le sers-tu ? je le sers pour Son bon plaisir ; ne me suffit-il pas, comme don gracieux de Sa part, qu’Il me commande de le servir ? »
    Cf. Farid ad-Din al-‘Attār, Le mémorial des Saints, traduction de A. l. de Couteille, Paris, 1976, pp.94-95.

[2Le dernier hémistiche du poème aurait une autre variante formelle, non de fond : « je ne cherche, en vérité, qu’à soulever le rideau, afin que je Te voie ».




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